La justice et les droits de la personne au prisme du pouvoir législatif

Dans le cadre de notre cycle de conférences Les après-midi de la Justice, nous avons le plaisir de vous convier à la conférence sur « La justice et les droits de la personne au prisme du pouvoir législatif « .

Conférencier(e)s

Christine Vézina

Droits de la personne et aide sociale au Québec : une responsabilité partagée entre les pouvoirs législatif et judiciaire ?

Christine Vézina est professeure agrégée de la Faculté de droit de l’Université Laval. Elle travaille sur les injustices socio-économiques et de santé. Elle mobilise les théories socio-juridiques et la méthodologie empirique pour développer des recherches qui visent à saisir le droit en action, tel qu’il est ou non mobilisé par les acteurs sociaux. Ses questionnements épistémologiques l’amènent à poursuivre des réflexions sur l’engagement de la chercheure et la recherche participative, qu’elle intègre aussi dans ses enseignements. Elle développe en effet diverses formules de pédagogie clinique où elle créé des collaborations entre les organismes communautaires et les étudiants, ce qui leur permet de développer une perspective critique à l’égard du droit et de ses effets sur les personnes en situation de vulnérabilité, telles les personnes utilisatrices de drogue injectable, les travailleuses du sexe, les personnes en situation de pauvreté, les itinérants, les personnes vivant avec un handicap, les minorités raciales et les personnes issues des communautés autochtones.

Annick Provencher

Les liens entre le législateur et les droits de la personne ou plus particulièrement les droits des femmes

Annick Provencher est professeure agrégée, en droit fiscal, à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et codirectrice du programme de maîtrise en droit fiscal (en partenariat avec HEC Montréal). Elle détient un doctorat en droit de l’Université d’Ottawa. Ses recherches s’orientent autour de deux axes. Le premier axe s’intéresse aux questions de justice fiscale et d’égalité, avec une emphase sur l’égalité de genre. Ces travaux, à la frontière du droit, de la fiscalité et de la sociologie, impliquent une dimension interdisciplinaire importante. Le second axe de recherche porte sur les aspects techniques et complexes de la fiscalité, notamment de la fiscalité canadienne et internationale.

Vanessa MacDonnell

Conceptualiser l’état « utile »

Vanessa MacDonnell est Professeure agrégée et codirectrice du Centre de droit public, Université d’Ottawa. Elle effectue des recherches dans les domaines du droit constitutionnel canadien, de la théorie constitutionnelle, du droit constitutionnel comparé et du droit pénal. En 2019, elle a été sélectionnée pour faire partie de la Global Young Academy. Ses recherches portent sur les fonctions constitutionnelles du pouvoir exécutif, les relations interinstitutionnelles et le rôle des mouvements sociaux dans le développement du droit constitutionnel. Elle termine actuellement un projet de recherche financé par le CRSH sur la législation quasi constitutionnelle. 

Guy Azebové Tetang

Les défis institutionnels pluriels de la justice sociale au Cameroun : le cas spécifique des minorités autochtones. 

Guy Azebové Tetang  est candidat au doctorat à l’Université de Montréal, sous la codirection des professeurs Jean-François Gaudreault Desbiens et Pierre Noreau. Ses intérêts de recherches portent sur le droit(s) constitutionnel(s) comparé(s), précisément la circulation des modèles constitutionnels ou des « cultures constitutionnelles » en Afrique subsaharienne et leur réappropriation. Il s’attelle à interroger la rationalité, « la mentalité » ou l’imaginaire qui guide la fabrique de la constitution en Afrique subsaharienne ; au prisme de la tension entre les « standards constitutionnels » (l’universalisme) et « les localismes constitutionnels » (relativisme). Le principal dessein de la recherche consiste à suggérer une nouvelle hypothèse pour rendre intelligible la fabrique des constitutions en Afrique francophone et partant rouvrir l’instance pendante du « procès en mimétisme » dont elle a pendant longtemps fait l’objet.

Une attestation de participation, représentant 1 heure et 30 minutes de formation continue, sera transmise par courriel aux avocat.e.s et aux notaires ayant complété le formulaire de présence. Un délai de 10 jours est requis pour la réception de l’attestation. Pour participer à la conférence et recevoir cette attestation, il faudrait s’inscrire en cliquant ci-dessous.

Ce contenu a été mis à jour le 19 avril 2022 à 16 h 47 min.