Les nuits de la justice : Justice + santé en temps de pandémie

Les nuits de la justice est une série de conférences organisées par le Centre de recherche en droit public (CRDP) et le cégep du Vieux Montréal. 

Il s’agit, au travers de ces rencontres, de favoriser l’interaction entre les chercheurs du CRDP, les professeurs du cégep et les étudiant-e-s des deux institutions. 

La première rencontre de cette série portera sur le thème de la justice en temps de pandémie et s’articulera autour de deux sujets. Il s’agira d’abord de s’interroger sur la politique d’accès aux soins pour l’ensemble des citoyens atteints du virus que ceux-ci aient respecté ou rejeté les mesures sanitaires imposées par la Santé publique. Ensuite, Il conviendra de s’interroger sur le bien-fondé des applications de traçage, de leur utilité, de leurs dangers et de leurs limites.

Première conférence

L’accès aux soins, la santé publique et la pandémie

Résumé : Cette conférence, qui prendra la forme d’un dialogue entre les deux conférencières portera sur les notions de santé publique, d’accès aux soins, et de droits et libertés individuels, en contexte de pandémie. Les conférencières commenceront par échanger sur la définition et les missions de la santé publique, ainsi que sur la manière dont la pandémie l’a ramené au centre des préoccupations sociales. Elles mettront également en perspective les tensions qui peuvent survenir entre le respect des droits et libertés de la personne et les mesures prises dans une optique de bien commun. L’accès aux soins en temps de pandémie sera aussi discuté en prenant appui sur la proposition qu’ont pu faire aux États-Unis, le bioéthicien Arthur L. Caplan, ainsi que trois de ses collègues en mai 2020. Ils ont en effet affirmé que toute personne atteinte de la COVID-19 qui n’aurait pas suivi les consignes de la santé publique concernant le port du masque ou la distanciation sociale ou qui serait responsable d’une éclosion de COVID-19 devrait se porter volontaire pour être soignée en dernier. Les conférencières évoquerons pourquoi cette position ne peut pas s’appliquer en contexte québécois, et ce, tant pour des motifs légaux, philosophiques (éthiques) et de santé publique.

Biographies  

Mme Emmanuelle Marceau, Ph.D., M.A., B.C.L., LL.B 

Emmanuelle Marceau est enseignante de philosophie au Cégep du Vieux Montréal et est professeure associée à l’ESPUM, à l’Université de Montréal. Son expertise porte sur la conduite responsable en recherche et plus largement la bioéthique, l’éthique appliquée et l’éthique professionnelle.  

Mme Marie-Alexia Masella, M.A. 

Marie-Alexia Masella possède un DESS et une maitrise en bioéthique, et a également suivi une partie de la formation de sage-femme en France. Elle est présentement étudiante au doctorat de bioéthique à l’Université de Montréal, et s’intéresse aux enjeux éthiques touchant la santé sexuelle des femmes et à leur empowerment, notamment en contexte de périnatalité.  

Deuxième conférence

Les enjeux et les limites des applications de traçage en temps de pandémie de Covid : approche éthique et juridique

Biographies

Pierre-Luc Déziel

Biographie disponible à https://www.fd.ulaval.ca/faculte/professeurs/pierre-luc-deziel

Michel Bergeron

Depuis le début des années 1990, Michel Bergeron oeuvre en bioéthique et plus particulièrement en éthique et en conduite responsable en recherche. Il a été membre du Groupe en éthique de la recherche de 2007 à 2015, période au cours de laquelle il a contribué à la rédaction de deux versions du cadre canadien en éthique de la recherche (EPTC2 2010 et 2014). Il est membre de la Commission sur l’éthique en science et technologie du Québec et membre de la Chaire UNESCO Éthique, science et société. Il s’intéresse aux questions liées au respect de la dignité des participants à des activités de recherche ainsi qu’à la structuration et au fonctionnement des comités d’éthique de la recherche que ce soit dans le secteur biomédical, en science naturelle et génie, de même qu’en science humaine et sociales. Ses objectifs de recherche actuels sont de stimuler le dialogue et de proposer des avenues visant l’utilisation éthique des données massives et de l’intelligence artificielle, les questions éthiques que pose aux sociétés tant du Nord que du Sud le dévelopement des sciences et de la société et les bases de la démarche en bioéthique, le tout dans une perspective d’éthique appliquée.

Une attestation de participation, représentant 2 heures de formation continue, sera transmise par courriel aux avocat.e.s et aux notaires ayant complété le formulaire de présence. Un délai de 10 jours est requis pour la réception de l’attestation.

Ce contenu a été mis à jour le 16 février 2021 à 11 h 26 min.