Justine Vinay

Candidate au doctorat

Justine Vinay est doctorante contractuelle en cotutelle entre l’Université de Montréal et l’Université Jean Moulin Lyon 3, sous la direction des professeurs Anne-Marie Boisvert et Xavier Pin.

Sa thèse porte sur la présomption d’innocence confrontée à la libération de la parole des victimes, dans une approche comparée franco-canadienne. À partir de l’analyse du déplacement du contentieux des violences sexuelles vers l’espace numérique, elle interroge les tensions entre la reconnaissance symbolique des victimes et la préservation des garanties procédurales. Ses travaux examinent la manière dont le name and shame et les logiques algorithmiques des réseaux sociaux contribuent à reconfigurer la légitimité judiciaire. La thèse ambitionne de proposer des pistes de réformes dans une perspective de conciliation entre les attentes sociétales et les fondements de l’État de droit.

Ses recherches s’inscrivent plus largement dans une analyse des enjeux contemporains de la justice, dont elle a exploré les dynamiques globales lors de son parcours à l’Université de Sydney. Cette perspective internationale nourrit aujourd’hui son implication dans l’étude de l’expérience judiciaire, notamment au sein du Comité des usagers de la Cour supérieure de Montréal, en collaboration avec le professeur Pierre Noreau, et contribue aux recherches sur la confiance dans la justice aux côtés de la professeure Shana Chaffai-Parent. Elle est par ailleurs membre du Centre de droit pénal de l’Équipe Louis Josserand et est associée au projet « Féminisme et luttes contre l’impunité ».

Outre ses recherches, elle assure des missions de transmission du savoir à titre de chargée d’enseignement (Lyon 3) et d’auxiliaire d’enseignement (UdeM), couvrant les matières du droit pénal, de la pénologie, du droit des personnes et du droit des obligations, dans ses deux universités d’attache.

Ce contenu a été mis à jour le 19 janvier 2026 à 14 h 37 min.