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Virginie Mesguich

Jeudi, 26 juin 2008

L'égalité hommes-femmes inscrite dans la Charte des droits et libertés

En jetant un oeil sur le site Web du Barreau du Québec, j'ai été attirée par le titre accrocheur suivant Égalité entre les hommes et les femmes - Le Barreau salue un moment historique et plaide pour une égalité de fait. La Charte des droits et libertés de la personne a, en effet, été amendée pour y inscrire la notion d'égalité entre les hommes et les femmes. En féministe - peu accomplie - je m'inquiétais il y a quelques mois d'une telle réforme mais cette fois-ci, c'est fait. Espérons que cela se traduira, dans les faits, par l'aboutissement réel de l'équité salariale entre autres droits.

Une réforme plus substantielle de la Charte est nécessaire pour faire passer cette égalité de droit à une véritable égalité de fait selon le bâtonnier du Québec, Me Gérald R. Tremblay. D'autres modifications sont donc à venir. À suivre ...

publié par Virginie Mesguich

Lundi, 22 octobre 2007

L'égalité hommes-femmes, un débat dépassé ?

Le titre est un peu provocateur me direz-vous ? Je l'assume. Le débat sur l'égalité hommes-femmes n'est pas nouveau, cependant, il alimente encore l'actualité. À la lecture de l'article de Robert Dutrisac, publié dans Le Devoir, Égalité hommes-femmes, l'opposition crie à l'improvisation, et à ma présence lors des allocutions de Mmes Simone Veil et Gisèle Halimi, deux combattantes pour les droits de la femme, à la Faculté de droit de l'Université de Montréal, j'ai réalisé combien le débat pouvait encore alimenter les discussions. Il ne s'agit plus, pour nous, les femmes, de brûler nos soutiens-gorge comme l'ont fait nos mères mais de faire reconnaître simplement la place qui nous est due dans la société et surtout sur le marché du travail. Il s'agit là d'une égalité de principe selon laquelle "à travail égal, rémunération équivalente". Il n'est plus admissible, à notre époque, qu'une femme soit moins bien payée qu'un homme pour une même tâche ! Dans le même ordre d'idées, il est regrettable que certaines femmes se voient refuser un emploi en raison de la potentialité qu'elles ont de tomber enceintes. Si ces deux exemples sont tirés du milieu du travail, il en est d'autres, que je ne vous citerai pas, qui visent la même discrimination.
Cela étant, et c'est le point sur lequel je souhaite mettre l'emphase, cette argumentation justifie-t-elle la modification de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, telle que proposée par le Premier Ministre Jean Charest ? Je pense que ce serait aller trop loin. Il suffit, selon moi, de changer les mentalités. Si la Commission Bouchard-Taylor en vient à dégager des consultations citoyennes la nécessité d'insérer un nouvel article dans la Charte, il y aura de quoi s'inquiéter et ce, notamment, pour deux raisons : la Charte a un caractère quasi constitutionnel ce qui en rend la modification difficile, d'une part et, cela risque de conduire à une "hiérarchisation des droits" telle que soulignée par le célèbre avocat Julius Grey, d'autre part.
Je ne pense pas que les femmes aient nécessairement besoin d'être reconnues comme égales aux hommes. Comme le précisait, Mme Simone Veil, nous ne serons jamais à égalité avec les hommes parce que nos besoins, nos capacités (physiques) ne sont pas sur le même pied d'égalité. Par conséquent, je suis évidemment pour l'égalité hommes-femmes dès lors qu'elle vise des buts bien précis et non pas pour un féminisme à tout prix et dans tous les sens. Une modification de la Charte me paraît être une mesure à n'envisager qu'en dernier recours.

publié par Virginie Mesguich






 




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