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Doris Farget

Vendredi, 25 avril 2008

Ouverture à New York de la 7è session de l'instance permanente sur les questions autochtones

L’Instance permanente sur les questions autochtones (U.N.P.F.I.I.), créée au sein des Nations Unies en mai 2002, tient sa 7ème session depuis lundi 21 avril et jusqu’au 2 mai 2008, par laquelle elle réunit à New York l’ensemble des peuples autochtones de la planète. Le thème spécial cette année en est un qui les affecte tout spécialement, il porte sur les « Changements  climatiques, la diversité bioculturelle et les moyens d’existence : le rôle de gardien des peuples autochtones et les nouveaux défis à relever ».

Néanmoins, malgré l’actualité de ce débat et les enjeux qu’il contient pour chacun d’entre nous, notamment en terme environnemental, de vivre ensemble et de survie de l’espèce humaine à la surface de notre globe, cette manifestation n’apparaît pas à la lecture des grands journaux de ces derniers jours.

Pourtant, la rencontre annuelle a déjà été ponctuée par plusieurs moments forts. Elle a d’abord accueilli un nombre de participants sans précédent de 3300 personnes. Le discours du Président Bolivien Evo Morales intervenu le 21 avril par lequel il a énoncé « 10 propositions pour sauver la planète » fut un autre moment intense puisqu’il était le premier chef d’Etat à intervenir au sein de ce forum. Mardi 22 avril l’Instance a écouté les interventions des représentants autochtones et des gouvernements, dont celle du Canada. L’ensemble des groupes autochtones ont appelé à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée par l’Assemblée générale le 13 septembre dernier. Les principales institutions spécialisées du système des Nations Unies ont appuyé l’application de la Déclaration, par le recours à l’article 42 de celle-ci, mais aussi la participation des peuples autochtones sur le plan national et international aux discussions ayant trait au réchauffement climatique. Enfin, le Secrétaire général des Nations Unies, a débuté son intervention à l’occasion de l’ouverture de la session, en soutenant également la mise en œuvre de la Déclaration, affirmant que « [c]ette session de l’Instance permanente sur les questions autochtones arrive historiquement à la croisée des chemins.  Avec l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, l’Instance permanente a maintenant un nouveau rôle.  Vous devrez traduire dans les faits la Déclaration aux niveaux national et international.  Ce faisant, vous promouvrez l’Agenda des Nations Unies pour le développement et sa vision d’un développement pour tous.  Cela concerne les plus pauvres et les plus vulnérables, un groupe auquel appartiennent de nombreux peuples autochtones ».  Certains Etats ont d’ores et déjà réagi en ratifiant la Déclaration et en l’intégrant à leur droit interne, par exemple la Bolivie. D’autres continuent de l’ignorer, par exemple le Canada, la Nouvelle-Zélande ou les États-Unis, trois des quatre États qui avaient voté contre l’adoption du texte en septembre dernier. Il s’agit donc d’un moment fort à la fois pour ce document récent à la valeur juridique controversée, mais aussi pour les droits des peuples autochtones et pour l’émergence d’un nouveau pouvoir qu’ils représentent.

La Déclaration est un outil que les acteurs autochtones doivent saisir pour en faire un instrument vivant. Ceci ressort clairement des interventions des représentants autochtones, des institutions spécialisées et des déclarations des membres autochtones et non autochtones ayant participé à Genève à l’élaboration du texte. De là pourrait découler sa valeur juridique contraignante, au-delà du fait qu’elle se compose de principes minima qui constituent déjà, pour certains, de la coutume internationale. C’est en substance ce que les interventions et débats des deux premiers jours de cette 7ème session ont révélé.

Vous pouvez lire à ce sujet les communiqués de presse et couverture des réunions aux Nations Unies et vous rendre sur le site Web de l’Instance permanente.

publié par Doris Farget

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