2008 - 2011
Les développements technologiques récents en matière de sécurité nationale ne sont pas sans soulever d’importantes questions relatives aux droits fondamentaux des citoyens. Les puces RFID (radio frequency identification ou radio-identification), les molécules intelligentes, les réseaux d’intelligente ambiante, les systèmes d’identification biométriques et les logiciels d’analyse comportementale ou de reconnaissance des traits faciaux ne sont qu’un échantillon de technologies dont l’utilisation par les autorités nationales est jugée nécessaire afin d’assurer une plus grande sécurité dans les aéroports, édifices gouvernementaux et autres édifices publics. Ces nouvelles technologies contribuent toutefois par le fait même à l’érosion des droits des contribuables eu égard à leur vie privée.
Le débat sociétal visant à établir lequel de ces deux droits fondamentaux (la sécurité et la vie privée) devrait prévaloir ne cesse de prendre de l’ampleur. Ce projet vise donc, grâce à une équipe de recherche regroupant plusieurs commissaires à la vie privée (Québec, Catalogne, Madrid, Espagne, Pays Basques) et des chercheurs de renommée internationale venant tant d’Europe que d’Amérique du Nord (Québec, France, Wallonie-Bruxelles, États-Unis) à développer un cadre opératoire permettant de rétablir l’équilibre entre les droits individuels (la protection des renseignements personnels) et collectifs (la sécurité nationale ou publique); le tout afin de fournir des outils aux décideur afin de leur permettre de réconcilier ces deux notions.