Dirigée par la Professeure Thérèse Leroux, l’axe 3 couvre les rapports qu'entretiennent le phénomène normatif et les mécanismes de gouvernance avec les développements technologiques et leurs impacts sur la santé humaine et animale.
Les récents développements dans le secteur biomédical et environnemental tirent profit des biotechnologies et interpellent de ce fait les membres de cet axe. C'est ainsi que les travaux qui y sont réalisés sont consacrés à l'examen de nombreuses questions tant juridiques qu'éthiques comme la gouvernance de la recherche en santé, l'utilisation des données médicales et le respect de la vie privée ou encore, la gestion de l'eau au Québec et au Mexique. Les chercheurs ont d'ailleurs plusieurs champs d'intérêt dont le système de santé, la transplantation d'organes, la génétique, la génomique, les organismes génétiquement modifiés, la protection de la santé publique et la gouvernance de la nanomédecine ainsi que le droit international de l'environnement. De nombreux collaborateurs issus des milieux académique et professionnel ont aidé à l'étude de ces questions.
Plus précisément, le premier thème de cet axe s’articule autour de la notion de risque. Ainsi, les projets s’intéresseront à la prise en compte de l'incertitude scientifique lors de la gestion des risques sanitaires (ex: planification stratégique répondant à la grippe A H1N1, impact des biotechnologies et nanotechnologies, modifications des habitudes de vie) (Leroux, Stanton-Jean, Khoury, Campbell) et des risques environnementaux (Ellis, Trudeau). Le second thème utilisera l’interface fédératrice de la gouvernance pour explorer plus spécifiquement les questions liées à la gouvernance des mécanismes de protection de la santé animale et humaine (Campbell, Joly, Leroux, Létourneau), de protection de l’environnement par les entreprises (Rousseau, Janda) ainsi que leur articulation avec les systèmes normatifs, nationaux et internationaux (Trudeau et Ellis, Ouellet, Létourneau, Knoppers, Stanton-Jean, Leroux). Au sein de ce second thème, et utilisant l’angle spécifique de la démocratie participative, les chercheurs de l’axe poursuivront et approfondiront d’importants projets touchant à la santé humaine, portant par exemple sur l’apport de la nanomédecine au mieux-être des personnes âgées (Leroux, Stanton-Jean), la valorisation des technologies émergentes en santé (Joly) ou encore les dépistages génétiques des nouveau-nés (Avard).
Ainsi, au cours de 2010-2011, l’équipe de Thérèse Leroux a poursuivi ses travaux notamment sur la transplantation d'organes, les zoonoses et épizooties, la santé publique et les organismes génétiquement modifiés. Thérèse Leroux est responsable du volet GE3LS d'un projet majeur en génomique environnementale auquel collabore également Hélène Trudeau. Le financement alloué par Génome Canada et Génome Québec sert à l'étude des enjeux éthiques, environnementaux, légaux et sociétaux et ce volet se concentre sur la phytoremédiation, soit l'usage de plantes et de microorganismes pour décontaminer les sols. De plus cette année, tandis que M. Patrick A. Molinari devenait professeur émérite, Mme Michèle Stanton-Jean soutenait sa thèse de doctorat et devenait représentante du Québec au sein de la Délégation permanente de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture du Canada à Paris. Mentionnons également la collaboration d’Hélène Trudeau à la publication de la seconde édition du livre Droit international de l’environnement, dont la première parution avait mérité le prix 2008 du concours de la Fondation du Barreau du Québec. Résolument tourné vers l’avenir, ce projet phare a pour visée l’initiation des jeunes chercheurs quant aux problématiques juridiques du droit international de l’environnement.