Grâce Perside Poéri

Grâce Perside Poeri est candidate au doctorat en sciences humaines appliquées à la Faculté des Arts et Sciences de l’Université de Montréal, sous la direction de la professeure Violaine Lemay et du professeur Gilles Bibeau en codirection.

Son projet de recherche « les enfants dits « microbes » en Côte d’Ivoire : approche humanitaire sur les défis, enjeux et perspectives pour une intervention de protection de l’enfant » vise à documenter sur les éléments porteurs et non porteurs à prendre en compte en vue d’une intervention de protection des enfants dits « microbes » à partir du projet de resocialisation.

Le phénomène des enfants « microbes » est apparu après le conflit postélectoral qu’a connu la Côte d’Ivoire en 2010. Ces enfants se trouvent spécifiquement dans la ville d’Abidjan, capitale économique de ce pays. En effet, le terme de « microbe » est issu du jargon ivoirien  qui se réfère par ce mot au groupe des enfants dont l’âge varie entre 8 et 17 ans qui ont été, pour la plupart, enrôlés et qui ont combattu aux côtés des rebelles dans la commune d’Abobo située au nord d’Abidjan; à ceux-ci, s’ajoutent les jeunes délinquants. Les Ivoiriens assimilent ces ex-combattants et délinquants à des organismes microscopiques dangereux – les agents bien connus des maladies infectieuses – qui menacent la sécurité des habitants de certaines communes d’Abidjan. Leur mode d’opération consiste à agresser en mutilant ou en tuant leurs victimes afin de dérober les biens qu’elles possèdent.

Face à cette insécurité, le gouvernement ivoirien à travers la création d’un centre pour enfants dits « microbes » a pour projet de les resocialiser afin, qu’ils deviennent des citoyens respectant la société. Malgré cette initiative, ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur.

L’objectif de sa thèse s’inscrivant dans une recherche en interdisciplinarité est, de comprendre d’une part ce nouveau phénomène social en donnant la parole à ces enfants afin de connaitre leur trajectoire, leur vécu et d’autre part avoir leurs points de vue sur ce projet de resocialisation dans lequel ils se trouvent.

Grâce Perside Poeri a une licence en sciences humanitaires, un master 1 et 2 en sciences humanitaires option protection de l’enfant à l’Université Charles Louis de Montesquieu (Abidjan/Côte d’Ivoire).

Ce contenu a été mis à jour le 2 février 2017 à 11 h 14 min.